Instagram, outil stratégique de communication d’entreprise..

Partager ses photos et ses vidéos sur Instagram n’est plus une tendance mais une habitude qui s’inscrit dans le quotidien de plus de 800 millions d’utilisateurs à travers le monde. A tel point que le réseau est aussi devenu un outil de communication stratégique pour les marques, en particulier celles des start-up. Elles profitent à la fois d’une vitrine numérique multifonction et d’une plate-forme d’échanges avec une communauté, le tout gratuitement.

Marquer les esprits

Depuis 2011 sur Instagram, le Slip Français compte aujourd’hui près de 95.000 abonnés. Succès plus important encore pour HelloBody, une start-up de cosmétiques allemande lancée en 2015, qui rassemble quelque 250.000 fans. La recette d’une telle popularité ? De courtes vidéos, des photos, le tout accompagné de textes, filtres, émoji et autres stickers. « Il faut des contenus postés régulièrement, toujours plus dynamiques, créatifs et originaux », précise Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français. Toute la communication se fait autour du partage instantané qui doit laisser une trace dans l’esprit des utilisateurs et illustrer l’univers de la marque. « Lorsque vous arrivez sur la page Instagram d’une entreprise, vous tombez sur six ou neuf visuels et vous comprenez tout de suite ce qu’il s’y passe. Alors que sur Facebook, à part la photo de couverture, vous ne voyez pas grand-chose », admet Guillaume Gibault. Et Marie Tabetsing, responsable du marché français chez HelloBody, qui trouve la force de ce réseau « incroyable » d’ajouter : « C‘est un outil diversifié avec un taux d’engagement des abonnés qui est très important. »

Raconter une histoire

Lieu d’expression à part entière, les marques ne promeuvent pas toujours leurs produits sur Instagram, mais cherchent bien souvent à « s’y raconter ». Au travers des « stories », le Slip Français voit un moyen de proposer un contenu différent. « Une fois par semaine, l’idée nous est venue de poster sur une story spécifique n’importe quel produit qui nous plaît », rapporte Guillaume Gibault. De son côté, HelloBody a récemment lancé cinq histoires dont une intitulée « tuto » par le biais de laquelle elle publie des mises en beauté, des routines de soin ou des conseils. « Nous y partageons nos offres mais aussi nos histoires. C’est une manière pour notre clientèle de connaître nos valeurs, notre image et de se rendre compte de l’atmosphère qui règne autour de la marque », précise la responsable de HelloBody.

Source: Business.lesechos.fr

Facebook: une «procédure d’appel» pour les «posts» supprimés..

Critiqué pour être parfois trop zélé dans la suppression de photos, vidéos ou textes qu’il juge obscènes ou violents, Facebook a promis mardi qu’il serait possible pour les utilisateurs de « faire appel » de ces décisions.

Engagé depuis des semaines dans une vaste opération de communication destinée à redorer une image ternie par le scandale Cambridge Analytica, le réseau social a décidé de rendre publics pour la première fois les critères de suppression de certains contenus. « Et pour la première fois, nous vous donnons le droit de faire appel de nos décisions sur les posts, de façon à ce que vous puissiez demander un deuxième avis si vous pensez que nous avons fait une erreur », a expliqué Siobhan Cummiskey, responsable de ce dossier au sein du groupe américain, qui revendique plus de deux milliards d’utilisateurs.

Cela sera mis en place dans le courant de l’année et concernera dans un premier temps la nudité, le sexe, les appels à la haine ou la violence visuellement explicite, a-t-elle précisé.

Jusqu’ici, les usagers pouvaient faire appel des suppressions de profils ou de pages mais pas de posts individuels.

Mi-mars, Facebook a reconnu « une erreur » après avoir temporairement censuré une publicité représentant le tableau « La Liberté guidant le peuple » du peintre Eugène Delacroix, où une femme aux seins nus brandit un drapeau français. Il avait aussi été très critiqué pour avoir fermé le compte d’un utilisateur qui avait publié une photo du tableau « L’Origine du monde » de Gustave Courbet, représentant un sexe féminin.

Le dilemme

Facebook, comme Google ou Twitter, est pris dans un dilemme car il est à la fois critiqué pour ne pas assez lutter contre les contenus problématiques (fausses informations, terrorisme…) mais il est aussi accusé de censure lorsqu’il décide de supprimer certains contenus.

Il est par ailleurs cloué au pilori depuis plus d’un mois pour avoir laissé filer les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs, qui sont arrivées à leur insu entre les mains de la firme de communication stratégique Cambridge Analytica.

Lundi, Facebook a aussi indiqué avoir « pris des mesures » de suppression la plupart du temps au premier trimestre concernant 1,9 million de contenus liés aux organisations Etat islamique ou al-Qaïda, deux fois plus que lors du trimestre précédent.

Source: Rfi.fr

FACEBOOK : NOUVEAUX PARAMÈTRES DE CONFIDENTIALITÉ POUR L’EUROPE..

Facebook va commencer à proposer à ses utilisateurs européens de nouveaux paramètres de confidentialité pour se conformer au règlement européen de protection des données (RGPD).

 

Annoncées fin janvier, soit avant l’éclatement du scandale Cambridge Analytica, ces mesures de confidentialité doivent satisfaire à ce règlement qui renforce la protection des données personnelles des citoyens européens et qui sera applicable à l’ensemble des entreprises, y compris celles qui ne sont pas basées dans l’UE.

L’Europe comme point de départ
Le RGPD exige notamment une information claire des usagers et le recueil de leur consentement sur l’utilisation de leurs données. « Tout le monde, quel que soit l’endroit où ils vivent, sera invité à examiner des informations importantes sur la façon dont Facebook utilise leurs données et à faire des choix concernant la (protection de) leur vie privée sur Facebook », a indiqué le groupe dans un texte publié sur son blog. Ces nouvelles mesures seront déployées en Europe « cette semaine » puis « dans les semaines et mois qui viennent dans le monde entier », a précisé le responsable adjoint à la sécurité chez Facebook Rob Sherman lors d’une rencontre avec des journalistes au siège du groupe américain en Californie, sans donner de date précise pour ce qui est desutilisateurs américains.

Nouvelles fonctionnalités
Concrètement, les usagers verront un message en haut de leur fil d’actualité les invitant à choisir s’ils souhaitent continuer à partager certaines informations sensibles ou pas, comme leurs opinions politiques, leur religion ou leur « situation amoureuse ». Ils pourront aussi, entre autres, faire des choix à propos des publicités qu’ils reçoivent ou décider ou non d’utiliser la reconnaissance faciale, qui permet à Facebook d’identifier des utilisateurs sur des photos. « Notre intention est de proposer les même paramètres et contrôles de confidentialité » partout dans le monde, a précisé Rob Sherman.

Facebook dans la tempête
Facebook est précisément empêtré dans un scandale lié à la fuite de données de dizaines de millions de ses utilisateurs vers la firme britannique Cambridge Analytica, spécialisée dans la communication stratégique et qui travailla pour la campagne du candidat républicain Donald Trump à la  présidentielle américaine de 2016. Le groupe s’est lancé ces dernières semaines dans une vaste campagne de communication sur ce sujet ainsi que sur la manipulation politique sur le réseau. Le PDG Mark Zuckerberg a affronté la semaine dernière pendant une dizaine d’heures de nombreuses questions des parlementaires américains sur ces deux sujets.

 

Source: Strategies.fr

Vous n’avez rien compris au scandale qui touche Facebook? C’est l’heure d’un bref rappel..

Le patron-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, répondra mardi et mercredi aux questions de parlementaires américains sur différents sujets, de la protection des données privées à la lutte contre la manipulation politique. Mais vous n’avez pas forcément tout compris sur l’affaire Cambridge Analytica et les données personnelles qui ont fuité? Faisons un petit rappel.

Une application de test psychologique

Les révélations démarrent dans la presse à la mi-mars. Selon une chronologie avancée par Facebook, tout remonte à 2013, lorsqu’un chercheur, Alexandre Kogan, met au point une application de tests psychologiques, « thisisyourdigitallife » (ceci est votre vie digitale), proposée sur le réseau social, comme de nombreuses autres applications extérieures auxquelles on se connecte via son compte Facebook.

Environ 300.000 personnes ont téléchargé l’application, l’autorisant alors à accéder aux informations de leur profil. A l’époque, le système de Facebook laissait aussi ce type d’applications tierces accéder également aux données des « amis » de la personne ayant téléchargé l’application.

En 2014, Facebook décide de réduire « de façon importante » ce à quoi ont accès les applications tierces, notamment en les empêchant d’accéder aux données des « amis » sans leur consentement.

En 2015, le réseau social apprend par un journaliste britannique que M. Kogan a transmis les informations récupérées via son application à la firme britannique Cambridge Analytica, spécialisée dans l’analyse de données et la communication stratégique. Une société qui a été embauchée en 2016 par l’équipe de campagne du candidat républicain Donald Trump.

Cambridge Analytica a-t-il supprimé les données, oui ou non?

Pour Facebook, Cambridge Analytica a donc récupéré via Kogan des données personnelles d’utilisateurs sans leur consentement. Le réseau dit avoir reçu en 2015 l’assurance que Cambridge Analytica avait effacé les données en question.

Aujourd’hui, Facebook affirme que Cambridge Analytica n’a pas effacé toutes les données et que la firme a pu avoir accès au total aux données de 87 millions de membres maximum, pour la plupart aux Etats-Unis. Cambridge Analytica pour sa part affirme avoir récupéré via M. Kogan les données de 30 millions de personnes, les avoir effacées et ne pas s’en être servi dans le cadre de la campagne Trump.

> LES DONNÉES DE 61.000 BELGES AURAIENT ÉTÉ RÉCUPÉRÉES

Facebook est donc à la fois accusé d’avoir été trop léger dans la protection des données de ses utilisateurs, d’avoir tardé à intervenir efficacement et d’avoir toujours entretenu le flou quant aux paramètres de confidentialité proposés aux utilisateurs.

Facebook avait déjà été averti dès 2011

D’autant que la FTC, régulateur américain du commerce, avait accusé le groupe dès 2011 de « tromper » les consommateurs en leur disant que leurs informations personnelles restaient privées, alors qu’il les avait partagées. Et la FTC le mettait déjà en garde contre les applications tierces car elles avaient accès à trop de données.

Facebook avait alors promis dans un accord amiable signé avec la FTC de remédier à ces problèmes. Fin mars, la FTC indiqué qu’elle enquêtait pour savoir si Facebook n’avait pas enfreint l’accord de 2011, ce qui est passible de fortes amendes.

Des campagnes de désinformation via Facebook durant les élections

Facebook est aussi accusé, comme Twitter et Google, d’avoir laissé proliférer des « fausses informations » et autres publications destinées à manipuler l’opinion publique pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, pour favoriser l’élection de Donald Trump. Ces trois entreprises ont reconnu avoir trouvé sur leurs plateformes nombre de messages, comptes et pages provenant de l’Internet Research Agency, considérée par la justice américaine comme une ferme à trolls (ndlr: éléments qui servent à lancer la polémique et la controverse) payée par le Kremlin pour inonder les réseaux sociaux de messages sur des sujets polémiques, comme les armes, l’immigration, la religion… Moscou a toujours démenti toute ingérence.

Ces tentatives de manipulation ont notamment pris la forme de messages publicitaires (« ads » en anglais), ces contenus sponsorisés que l’on peut cibler moyennant finance vers certains utilisateurs grâce aux données privées détenues par Facebook. La manipulation est aussi passée par des « Pages » Facebook, qui sont consacrées à des causes, des marques, des entreprises ou organisations et auxquelles on peut s’abonner.

Facebook est notamment accusé de n’avoir pas été assez vigilant sur ces contenus et de n’avoir pas vérifié l’authenticité des personnes ou organisations ayant publié ces messages, d’autant plus que le financement de publicités politiques depuis l’étranger est interdit aux Etats-Unis.

 

Source: Rtl.be