Plus de 3 milliards d’utilisateurs des médias sociaux au premier trimestre 2018..

Le nombre d’utilisateurs Instagram augmente

En trois mois, le nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux dans le monde a augmenté de 100 millions. On compte désormais près de 3,3 milliards d’utilisateurs, selon le plus récent rapport de Hootsuite et We Are Social. Près de 3,1 milliards utilisent un appareil mobile pour accéder aux médias sociaux.

Dans le même temps, le nombre d’internautes a augmenté de 276 millions pour atteindre 4,087 milliards. Plus de 5 milliards de personnes à travers le monde utilisent un téléphone portable et environ 6 utilisateurs sur 10 un téléphone intelligent.

Digital around the world

Les jeunes délaissent Facebook

Le nombre de jeunes de 13 à 17 ans utilisant Facebook a chuté d’environ 10 millions depuis janvier – une baisse d’environ 6,5%. Cette baisse est toutefois compensée par le gain de 17 millions d’utilisateurs âgés de 45 ans et plus au cours des trois derniers mois, dont 3 millions âgés de 65 ans ou plus. L’âge médian des utilisateurs actifs de Facebook est toujours inférieur à 30 ans.

Facebook users age

Sur Facebook, 70% des utilisateurs mondiaux accèdent à la plateforme via un appareil Android. Par ailleurs, seulement 9% d’utilisateurs actifs accèdent à Facebook par le biais d’un ordinateur portable ou de bureau.

Le nombre d’utilisateurs Instagram augmente

Instagram compte 813 millions d’utilisateurs mensuels actifs à la fin du mois de mars, soit une augmentation de plus de 35% par rapport à la même période de l’an dernière. Contrairement à Facebook et Twitter, le profil des utilisateurs de la plateforme est plutôt féminin et jeune, avec un âge médian se situant entre 27 et 28 ans.

Au Canada, Instagram rejoint 12 millions d’utilisateurs, soit 9% de plus en un an.

Les utilisateurs de Twitter sont plus âgés que ceux de Facebook et Instagram

Sur Twitter, les femmes représentent moins de 43% de la base totale d’utilisateurs actifs. Les utilisateurs de Twitter sont généralement plus âgés que ceux de Facebook et Instagram. Plus de la moitié des utilisateurs de Twitter sont âgés de plus de 30 ans. La plateforme compte en effet plus de 40% d’utilisateurs de plus de 35 ans qu’elle n’a d’utilisateurs de moins de 25 ans.

La croissance des utilisateurs de Twitter est de 5% sur un an. Au Canada, il y a 7,3 millionsd’utilisateurs actifs.

Nombre d'utilisateurs de Twitter

Plus généralement, il est intéressant de noter que plus d’utilisateurs d’iOS sont actifs sur Twitter que d’utilisateurs d’Android. 17% des utilisateurs actifs accèdent à la plateforme via des ordinateurs portables et de bureau.

Source: Actusmedias.com

Médias: comment le numérique a révolutionné la couverture du sport..

Une conférence internationale sur l’industrie et le marketing du sport, SportAccord, s’est déroulée à Bangkok, la capitale thaïlandaise, la semaine dernière. L’un des thèmes dominants a été l’impact des technologies numériques sur le marketing du sport, mais aussi sur la manière dont les médias couvrent les événements sportifs. A la lumière des débats, l’évolution de la couverture des événements sportifs est décrite comme révolutionnaire ces dernières années.

De notre correspondant à Bangkok,

Le tournant ? Les Jeux olympiques de Londres en 2012. Lors des JO d’hiver à Turin en 2006, par exemple, aucune de la trentaine de salles de presse n’était équipée d’Internet. Les journalistes et les photographes devaient envoyer reportages et photos par leurs propres moyens, avec des coûts importants.

A Londres, en 2012, tous les bâtiments du site olympique, toutes les salles de presse étaient équipées en wifi. A Londres, aussi, les réseaux sociaux ont été la source de plus de la moitié des reportages. C’est le moment où les pages Facebook et les comptes twitter des athlètes ont commencé à devenir des sources d’information.

La tendance n’a fait que s’amplifier depuis. Lors des JO d’hiver de Sotchi en 2014, pour la première fois, plus de gens ont suivi les événements sportifs sur Internet et les réseaux sociaux qu’à la télévision et dans les journaux. Cela paraît presque banal de le dire aujourd’hui, mais ce tournant est intervenu il y a juste quatre ans.

Les choix dictés par les consommateurs

Les technologies numériques ont aussi modifié la manière de cibler les publics et les changements ont été aussi considérables. Les personnes en charge de la diffusion des événements sportifs savent qu’elles doivent maintenant être présentes sur toutes les plateformes, qu’il s’agisse de Facebook, Twitter, Instagram, YouTube ou même les applications de messageries. Et le contenu doit être adapté à chaque plateforme.

Ainsi, le directeur pour les contenus numériques à la Fédération internationale de basketball (Fiba), Mostasem El Bawab expliquait lors de cette conférence qu’auparavant, un match de basket donnait l’occasion de diffuser trois clips vidéo. Désormais, c’est plus de 700 clips agrémentés de graphiques qui sont délivrés sur toute la gamme des plateformes.

Et ces clips sont précisément calibrés sur les attentes des utilisateurs de chacune de cette plateforme. Pour dire que ce sont maintenant les consommateurs d’événements sportifs qui dictent la forme sous laquelle ces contenus sont présentés.

L’une des caractéristiques de ceux qui suivent les événements sportifs sur les plateformes numériques est qu’ils ont une capacité d’attention plus limitée que ceux qui les regardaient en intégrale à la télévision. Il faut donc adapter le contenu pour accrocher tout de suite l’utilisateur, par exemple en mettant au début du clip des images rythmées des actions les plus spectaculaires.

Il faut aussi agrémenter les clips de graphiques distrayants, pour éveiller l’attention en permanence. L’une des autres contraintes est que tous ceux qui sont impliqués dans le marketing des événements sportifs doivent en permanence voir quelles sont les nouvelles plateformes numériques utilisées. En effet, le public, et tout particulièrement ceux qui ont moins de 25 ans, est caractérisé par une extrême mobilité au niveau numérique.

Source: Rfi.fr

Facebook va favoriser les médias locaux..

Le réseau social a débloqué 3 millions de dollars pour accompagner la presse américaine dans le recrutement d’abonnés numériques.

Le match de foot de Melénil-Mitry en Meurthe-et-Moselle plutôt que celui du Real Madrid ? La représentation de danse du club de Cogolin plutôt que le concert de Lady Gaga au stade de France ? Ces événements à côté de chez vous vont inonder très prochainement votre feed. Le réseau social pourtant maxi global de Mark Zuckerberg s’intéresse maintenant à l’hyper local et fait les yeux doux à la presse des régions. Le réseau avait déjà annoncé fin janvier vouloir renforcer les actualités locales dans le fil d’information pour les faire apparaître en premier. Ce changement est déjà visible aux États-Unis. Il est maintenant déployé dans le monde entier.

En plus du changement d’algorithme, le programme baptisé « Local News Subscriptions Accelerator » va aider 13 médias américains reconnus – dont le Chicago Tribune, le San Francisco Chronicle, le Boston Globe ou encore le Seattle Times – à recruter de nouveaux abonnés numériques. Un besoin fort de la part des médias qui ont vu leurs ventes papiers diminuer drastiquement ces dernières années. Mark Zuckerberg a alloué 3 millions de dollars à ce projet.

Formation marketing

Le programme sera dirigé par Tim Griggs, un ancien du New York Times. Dans une note de blog, le spécialiste de l’édition numérique indique vouloir aider les médias à « faire passer leur activité d’abonnements en ligne à la vitesse supérieure ». Chaque titre de presse se verra gratifié de « formations hebdomadaires, sur un large éventail d’activités marketing dédiées aux abonnements numériques, y compris – mais pas seulement – l’utilisation de Facebook», précise Campbell Brown, directrice des partenariats médias de Facebook. Un moyen prudent de passer sous silence la possible dépendance au réseau social engendré par le programme.

Enjeu politique

Derrière la démarche philanthropique, du moins en apparence, du réseau qui avait annoncé en début d’année vouloir fournir de l’information de meilleure qualité aux utilisateurs, la stratégie de Facebook pourrait être d’ordre politique. « L’information locale est un enjeu démocratique majeur», explique la chroniqueuse Sonia Devillers au micro de France Inter. « La presse locale s’est considérablement affaiblie, jusqu’à parfois disparaître. Or, cela a des conséquences directes sur la vie politique. (…) Partout où les journaux régionaux se sont éteints, le taux de participation aux élections locales a chuté. Moins on lit la presse de chez soi, moins on s’implique dans les enjeux autour de soi, moins on vote. C’est mécanique. »

Secoué par le scandale Cambridge Analytica, entreprise accusée d’avoir aspiré les données de 50 millions de comptes Facebook, le réseau social ne peut plus nier aujourd’hui son incidence politique, ni au niveau local, ni au niveau global.

Source: Ladn.eu

Facebook, Twitter, Instagram: comment la police investit les réseaux sociaux..

Après Facebook et Twitter, la police se lance sur Instagram ! Une manière de valoriser son image en touchant un public plus large.

Aide à l’enquête, vecteur d’informations pratiques et outil de riposte en cas de polémique : les réseaux sociaux transforment en profondeur les réflexes policiers. Présente depuis 2012 sur Facebooket Twitter, la Direction générale de la police nationale (DGPN) prend cette semaine le virage d’Instagram, application prisée des jeunes, centrée autour du partage de photos, espérant valoriser son image auprès d’un public plus large.

Dans deux bureaux contigus, dans les sous-pentes du ministère de l’Intérieur, une équipe resserrée est aux manettes, derrière une batterie d’écrans, dont l’un est destiné à la veille permanente : un œil sur le monde et un autre sur l’interne.

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/ L’équipe est dirigée par Charlotte, community manager (animateur de communauté), recrutée en externe en 2014 pour sa connaissance de cette communication aux codes si particuliers. « Pour être efficace, l’équipe se doit d’être mixte, composée pour moitié de personnel extérieur et pour l’autre de fonctionnaires de police », explique cette jeune trentenaire intarissable sur son métier. « Une journée calme c’est une centaine de messages privés. Mais nous avons connu un pic à 11 000 par heure au moment des attentats de novembre 2015. »

Répondre aux interrogations des internautes

Les questions les plus courantes concernent les recrutements et les incidents de la vie quotidienne. Un automobiliste se plaint d’avoir été arrêté sans ménagement par la Brigade anti-criminalité (BAC). Il obtient une réponse personnalisée comportant un lien vers la plate-forme de l’IGPN, la « police des polices », pour signaler les faits. Une femme et son fils tiennent, eux, à remercier de l’intervention d’un équipage après un appel pour un cambriolage.

« Pourquoi vous avez mis mille ans pour lancer un signalement pour le petit gars perdu ? », s’emporte un citoyen. La community manager rappelle que la diffusion d’un appel à témoins ne peut se faire que dans un cadre judiciaire strict. De nuit, entre minuit et 6 heures, un message automatique oriente vers les services d’urgence, notamment le « 17 », avant une réponse personnalisée en journée.

«En cas de crise, les gens se tournent vers les réseaux sociaux»

La gendarmerie a été la première à s’engager massivement sur les réseaux sociaux. L’effort de la police a, lui, été décuplé lors des attentats de 2015, année du basculement. Selon la DGPN, l’appel à témoins visant Salah Abdeslam, dernier terroriste encore vivant des attaques, a été vu par « 123 millions de personnes » dans le monde. « En cas de crise, les gens se tournent naturellement vers les réseaux sociaux. Il faut les fidéliser avec ce qui relève du quotidien », insiste-t-on à la DGPN, qui valorise aussi les informations de proximité (démantèlement d’un gang de cambrioleurs, fermeture de route…).

Les enquêteurs ont, quant à eux, vite compris l’intérêt d’une diffusion large, contournant le filtre des médias traditionnels, ce qui garantit la maîtrise de leur message. Ainsi le succès des appels à témoins en cas de disparition inquiétante est garanti, facilité par « l’empathie avec la victime, un marqueur des réseaux sociaux », selon Charlotte.

Un outil qui facilite les enquêtes

Cet engouement participatif a permis de retrouver les descendants d’un poilu à Marseille (Bouches-du-Rhône). En janvier, les enquêteurs avaient découvert lors d’une perquisition une lettre écrite par un soldat mort au front en 1915, document qui avait été volé à son propriétaire. A Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), on vient d’identifier une personne décédée à partir d’une photo trouvée dans son portefeuille. A Avignon (Vaucluse), en juillet dernier, la mise en ligne d’un catalogue d’œuvres d’art dérobées lors de divers cambriolages a permis d’identifier « 71 victimes » et de restituer « 500 » pièces volées.

Dans le système français, qui reste très pyramidal, tout message doit être validé. Parfois c’est au plus haut niveau du ministère de l’Intérieur de s’en occuper, surtout dans les cas les plus sensibles. C’est ce vecteur qui a été choisi pour riposter à l’acteur Mathieu Kassovitz qui, en novembre 2017, avait traité sur Twitter des policiers de « bâtards ». Pour des raisons de sécurité, seules quatre personnes disposent des mots de passe des comptes de la police.

Source: Leparisien.fr

Cambridge Analytica : Mark Zuckerberg prend enfin la parole et reconnaît des erreurs..

Le silence devenait assourdissant. Quatre jours après le déclenchement de la polémique autour de l’usage de données personnelles de millions d’utilisateurs sans leur consentement par la firme britannique Cambridge Analytica, Facebook a enfin réagi publiquement.

Mark Zuckerberg, son fondateur et CEO, a pris la parole sur son compte personnel et a donné plusieurs interviews dans les médias, notamment à CNN. Dans cet exercice de communication de crise, Zuckerberg s’est dit “désolé” et a reconnu des “erreurs”.

Nous avons une responsabilité pour protéger vos données et si nous n’y arrivons pas, nous ne méritons pas de vous servir”, débute-t-il dans son post.

Il y a une rupture de confiance entre Facebook et ceux qui partagent leurs données avec nous et qui s’attendent à ce que nous les protégions. Nous devons réparer cela”, poursuit-il.

Mark Zuckerberg a ensuite dévoilé son plan d’actions dans l’immédiat :

  • Tout d’abord, nous allons mener un audit complet de toutes les app qui ont une activité suspecte
  • Deuxièmement, nous allons réduire les données dont ont accès les développeurs pour empêcher tout autre cas d’abus.” Les développeurs n’auront par exemple plus accès à vos données si vous n’avez pas utilisé leur application en 3 mois. Aussi, Facebook va réduire les données que les utilisateurs peuvent partager aux applications lors de leur inscription aux simples nom, photo de profil et adresse e-mail.
  • Troisièmement, nous voulons nous assurer que vous sachiez à quelles applications vous avez donné accès à vos données.” Un outil sera développé prochainement à ce sujet. Il sera visible en haut du News feed et indiquera les apps que vous utilisez et permettra de retirer la permission d’utiliser vos données.

Mark Zuckerberg conclut son message par : “J’ai créé Facebook et au final je suis responsable de ce qui arrive sur notre plateforme”.

Chute en bourse et campagne pour désinstaller Facebook

Depuis la fin de semaine dernière et les révélations conjointes du New York Times et du Guardian, Facebook est pris dans une polémique mondiale qui a fait chuter son action de 6,8 % lundi à Wall Street et, surtout, qui lui vaut des convocations par les parlementaires des deux côtés de l’Atlantique. Mark Zuckerberg a d’ailleurs indiqué qu’il «serait heureux» de venir témoigner devant le Congrès américain.

Ces médias anglo-saxons avaient révélé qu’une firme britannique, Cambridge Analytica, s’était procurée plus de 50 millions de données personnelles d’utilisateurs de Facebook sans leur accord entre 2014 et 2015.

Cette société est connue pour avoir participé à la campagne de Donald Trump, notamment en optimisant le ciblage des audiences pour l’affichage des publicités en ligne et des appels aux dons pour le candidat républicain. Cette dernière nie avoir eu recours à ces données dans le cadre de cette campagne, ce que réfutent certains ex salariés.

Ce mardi, Brian Acton, un des co-fondateurs de WhatsApp, application rachetée en 2014 par Facebook pour 16 milliards de dollars, parti du réseau social depuis quelques mois, a lancé dans un tweet : “C’est le moment #DeleteFacebook (#SupprimerFacebook en français)”

 

Source: Siecledigital.fr

13 ans devient l’âge minimum pour aller sur les médias sociaux..

L’âge minimal pour s’inscrire sur les médias sociaux sera désormais de 13 ans en Belgique. Le gouvernement a approuvé le projet allant dans ce sens du secrétaire d’Etat à la Protection de la vie Privée, Philippe De Backer.

En mai s’appliquera un nouveau règlement européen sur la protection des données, qui renforcera les règles en vigueur. Une des choses que les Etats membres peuvent encore déterminer eux-mêmes est l’âge minimal auxquels les citoyens peuvent accéder aux réseaux sociaux. La discussion dans les Etats membres oscille entre 13 et 16 ans. Après concertation avec les commissaires aux droits de l’enfant et les conseils de jeunesse, le gouvernement a choisi la limite de 13 ans.

Philippe De Backer estime que le choix de 13 ans tient le plus compte de la réalité. Des statistiques de Child Focus montrent que 83% des 13-14 ans se connectent régulièrement sur les réseaux sociaux. Le secrétaire d’Etat insiste aussi sur l’importance de l’éducation des jeunes à la protection de la vie privée.

 

Source: levif.be

Médias : recettes publicitaires en hausse pour la TV, en baisse pour la radio..

Tirées par Internet et la télévision, les rentrées publicitaires sont reparties à la hausse l’an dernier. Les médias historiques ont continué de souffrir.

 

Les recettes publicitaires des médias sont reparties à la hausse en Franceen 2017 (+ 1,2 %) selon le Baromètre unifié du marché publicitaire publié mardi. Les revenus publicitaires de la presse écrite et de la radio se sont encore réduits en 2017 et ces secteurs ne devraient pas sortir de l’ornière cette année en raison de la concurrence des médias numériques, même si le marché dans son ensemble va continuer à se redresser, selon la même source.

Les recettes publicitaires nettes des médias au sens large (télévision, cinéma, radio, presse, publicité extérieure,Internet, annuaires, courriers publicitaires, prospectus…) se sont élevées à 13,7 milliards d’euros, selon ce baromètre, compilé par l’Institut de recherches et d’études publicitaires (Irep), France Pub et Kantar Media (groupe WPP). Ces recettes ont gagné un point de croissance, essentiellement grâce au bond de 12 % d’Internet l’an dernier, après une stabilisation du marché en 2016 (+ 0,2 %) qui suivait quatre années de baisse.

Un nombre d’annonceurs actifs en hausse

Au total, « le nombre des annonceurs actifs a augmenté de 3 %, ce qui est une tendance assez positive d’autant plus que 2017 était une année électorale plutôt peu propice » aux dépenses de communication, a souligné Florence Doré, directrice marketing et communication de Kantar, en présentant l’étude. Sans les annuaires, les courriers et les prospectus, la hausse du marché publicitaire global est même de 2,4 %. Mais les médias historiques (télévision, cinéma, radio, presse, publicité extérieure) affichent un recul de 2,3 %. Dans le détail, la télévision, deuxième marché publicitaire après Internet, progresse de 1 % à 3,286 milliards d’euros. Cette progression est à mettre sur le compte d’un bond de 25 % du parrainage, permis par un changement de législation l’an dernier.

La presse dans son ensemble dévisse de 7,4 % après avoir déjà reculé de 6,7 % en 2016. Les recettes de la presse quotidienne nationale reculent même de 8,3 % à cause d’un effondrement des petites annonces, tandis que celles de la presse quotidienne régionale cèdent 4,6 %. Les magazines, dont le poids reste important avec des recettes de 730 millions d’euros, accentuent leur déclin, avec un recul de 11,4 %. Ce secteur qui peine à effectuer sa transformation numérique s’enfonce dans le rouge après avoir déjà enregistré une baisse de ses recettes publicitaires de 7,3 % en 2016.

La radio toujours à la peine

Quelques niches résistent bien néanmoins, notamment les magazines consacrés à la famille et la santé, à la décoration et au jardin ou aux objets d’art et antiquités. La radio est aussi toujours à la peine avec une baisse de 2,6 % de ses recettes en 2017. La publicité extérieure a aussi connu une mauvaise année 2017 qui s’est soldée par une baisse de 2 % de ses recettes, même si l’affichage numérique se porte bien ainsi que l’affichage dans les centres commerciaux. Chez les perdants, on trouve aussi les annuaires (- 8 %) alors que le leader du secteur Solocal cherche une solution à son déclin, et les courriers publicitaires. Les prospectus, privilégiés par les distributeurs, affichent en revanche une hausse de 3,5 % tandis que le cinéma tire aussi son épingle du jeu avec une progression de 8,6 % sur l’année. Au total, les investissements bruts des annonceurs sont en hausse de 2 %, selon les données de France Pub qui prévoit une poursuite de la hausse « entre 2 % et 2,3 % » cette année.

Cet organisme d’études publicitaires signale une hausse impressionnante de 22 % des dépenses des marques dans les « médias propriétaires », c’est-à-dire pour la création de sites et d’applications, le traitement des données des consommateurs, la création de contenus pour les marques et l’animation des réseaux sociaux. Ces dépenses estimées à 2,922 milliards d’euros s’effectuent sur ces nouveaux canaux de communication au détriment des grands médias. Par secteur, la distribution et les services ont tiré les investissements de communication à la hausse, tandis que les dépenses de l’industrie et des biens de consommation et d’équipement sont en retrait. Le distributeur Lidl est ainsi devenu le premier annonceur l’an dernier, passant devant Renault. Dans les services, le segment de la banque et assurance s’est distingué avec une forte croissance des investissements, avec notamment une campagne de grande ampleur pour le lancement d’Orange Bank.

Source: AFP